Réponse courte : entre entreprises belges assujetties à la TVA, non : depuis le 1er janvier 2026, seule la facture électronique structurée (norme EN 16931, via Peppol) vaut facture. Le PDF reste valable vers les particuliers et comme copie de lecture jointe à la facture structurée.
Ce qui a changé au 1er janvier 2026
La loi du 6 février 2024 a redéfini ce qu'est une facture entre entreprises belges : un fichier de données structuré, conforme à la norme EN 16931, échangé en priorité via le réseau Peppol. Un PDF, même signé, même impeccable, reste une image de facture : lisible par un humain, muette pour une machine. La différence complète est expliquée dans notre définition de la facture structurée.
Ce que le PDF reste autorisé à faire
Le PDF n'est pas mort, il a changé de rôle :
- Vers les particuliers : la facturation B2C n'est pas concernée par l'obligation, vos factures aux clients privés continuent comme avant
- En copie de lecture : beaucoup d'entreprises joignent un PDF à la facture structurée, pour l'humain qui veut la lire ; c'est la version UBL qui fait foi
- En interne et en archive : vos processus de validation et d'archivage peuvent garder leurs habitudes
« Mon client accepte le PDF, ça compte ? »
L'accord du client ne remplace pas la forme légale : une facture B2B belge doit être structurée, indépendamment des préférences du destinataire. En pratique, la question se pose surtout dans l'autre sens : de plus en plus de clients, leurs outils comptables branchés sur Peppol, traitent les PDF à la main et paient donc plus lentement. La facture structurée arrive, elle, directement dans leur système.
Passer du PDF au structuré sans changer d'outils
Si votre système ne sait produire que des PDF, il n'a pas à être remplacé : la conversion vers l'UBL conforme est exactement le travail d'un mapping : extraction fiable de vos gabarits, validation avant envoi, accusés de réception au retour. C'est le principe de Peppol OutBox, et le chemin est décrit pas à pas dans la checklist de la première facture.